13/02/07 Le vrai voyage folklorique à la Koustourika.
Ce matin, il faut trouver des dollars en prévision du Visa Cambodgien. La première banque refuse ma carte, prétendant que ma banque (Dexia) est trop petite !! La deuxième accepte de me livrer 200 dollars avec une légère commission de 3% (la vache). Apres un bref petit dej, le Tuk tuk nous emmène en direction de la gare des bus ou nous prenons un Tuk Tuk géant ( ) vers Ban Nakasan, a 200 km d’ici, près des « 4000 îles », pour 30000 Lak (2.7 Eur.). Dans le Tuk tuk nous sommes assis en travers, à peu près 35 personnes, des poules, des cochons, des régimes de bananes, les courses pour le mois, sous nos pieds et sur le toit, Bref pas trop d’espace pour bouger mais beaucoup d’air et beaucoup de poussière ! La traversée en pirogue a moteur pour relier Ban Nakasang a Don Det (l’île que nous avons choisi) n’est que beauté, clame et volupté ! Des petites îles de verdure, mises a jour par la baisse des eaux. La saison sèche laisse le temps a l’eau de se décanter en amont et d’offrir une propreté agréable qui invite à la baignade. La petite plage de Don Det qui sert de port de debarquation est bordee de multiples GH sur la mauvaise pente. Il n'y a pas encore d’électricité sur DonDet mais on sent bien que des qu’elle sera la, les restos teles ne tarderont pas a suivre ainsi que toute la faune touristique de Vang Vieng. Sur les conseils d’un couple d’Australiens, nous nous dirigeons directement vers le sud de l’île. 45 minutes de marche en plein soleil avec les sacs sur le dos ! Il ne reste plus qu’une chambre, une hutte sur pilotis, en paille, près du vieux pont Français, avec des gardiens lézards, sans électricité, face au Mékong avec un accès a 2 mètres de notre porte, pour 2 dollars la nuit, c’est OK ! Nous passons une soirée aux allures romantiques, sur le pont (et pas en dessous) à regarder les enfants jouer et le soleil se coucher.
14/02/07 Journée transpi
Nous marchons vers les Waterfalls de Don Kon (l’île qui se trouve de l’autre cote du pont. Plutôt que de vraies chutes, ce sont des rapides, des dizaines, avec des pécheurs accroches aux rochers qui pêchent à l’épuisette. Un peu plus bas, la plage de sable fin, brûlant à cette heure de la journée. Un soleil de plomb, une chaleur étouffante et une lumière de soudure a l’arc ! Avec un peu d’ombre nous serions restes bouquiner tellement le cadre est joli. Nous continuons la marche vers le sud de l’île, près de la plage des bateaux qui partent voire les dauphins du Mékong. Les prix sont chers, personne ne les a vu et 2 français que nous rencontrons nous indiquent une ville du Cambodge ou ils sont protèges et ou nous sommes certains de les apercevoir. Nous ne nous arrêtons donc que pour grignoter un bout en discutant avec ces deux jeunes français qui sortent de l’école et qui voyagent pendant quelques mois. Ensuite, un peu de Volley avec les pécheurs pour rigoler et c’est parti pour le retour par l’ancienne voie de chemin de fer, construite par les français à la fin 19eme, la seule du Pays. A l’apéritif, nous rencontrons Carole et Marianne pour la X ieme fois depuis que nous sommes au Laos. Ce soir nous dînons ensembles. Seul petit imprévu, leur GH est au nord de l’île, a 3.5 km de chez nous, alors nous prenons nos jambes a deux mains et marchons pendant 40 minutes pour arriver un peu en retard. Le dîner est extrêmement sympathique avec ces deux pros du cinéma français et belge. Le retour est aussi sportif que l’allée avec un petit truc en plus ! Il fait nuit noire. 3,5 Km dans le noir avec une petite lampe torche, ça vous laisse le temps d’être bien attentifs aux bruits des insectes, aux aboiements des chiens (qui deviennent féroces la nuit !?!) et de laisser libre cour a votre imagination fertile pour produire un peu plus d’adrénaline qu’à l’accoutume.
15/02/07 Lecture, hamac, un combine de choix.
Réveil au rythme des cloches du monastère voisin à 06h00 en vue d’une vraie journée glandouille. Je lis 2 pièces de théâtres de Sciascia. Monsieur le député et Les mafieux. Sandra part se promener pendant que je garde la hutte en faisant la sieste dans le hamac. Nous déjeunons à 15h30 de l’autre cote du pont puis c'est l’heure d’un bon massage des jambes pour Sandra. En fin de journée lorsque le soleil descend un peu et que la chaleur diminue, je part pour un jogging de 8 km jusqu’au sunset point au nord de l’île. Retour a la GH vers 18h15 pour les étirements obligatoires et la douche froide méritée. A l’allée, le soleil couchant était gros comme une orange et d’un rouge tellement profond que les palmiers paraissaient noirs. Pas de photo mais un souvenir dans la tête. Un peu plus loin, une scène pas banale. Une jeune femme assise sur une estale en bois. Une bassine d’eau, du sang sur les jambes, elle vient juste de mettre au monde un petit encore violet qu’elle tient a bout de bras. Elle sourie en nettoyant ses jambes et son bébé. Incroyable ! Le soir, dîner aux chandelles, Mojito et Caipirinia au LaoLao (alcool de riz), nous faisons la connaissance de Philippe de Toulouse (un peu le physique d’Iggy Pop) et de Liliane de Vendee qui nous donnent de bons conseils pour la suite au Cambodge.
16/02/07 La nuit, le jour sur Don Det :
Pas de récit de la journée mais un medele de la vie sur l’île :
La sieste, les animaux et leurs cris, les cochons qui ont un poil roux, la queue en tire-bouchon et une tête de cochons domestiques contrairement aux cochons sangliers que nous croisions jusqu'à présent. Les chiens qui aboient la nuit mais pas le jour, les poules, les coqs qui chantent a tour de rôle, les chats qui dorment, les grenouilles, les insectes, les scorpions, araignées, serpents, les oiseaux ou les singes qui chantent, les grillons et les criquets, les buffles qui beuglent la nuit, les étoiles comme si elles étaient plus près de nous, au rythme du balancement des hamacs, a l’ombre des maisons sur pilotis. Les enfants en uniformes, pantalons bleus ou beiges, jupes noires et chemisier blancs, qui vont à l’école à 8h00 et qui en reviennent a 16h00, la baignade dans la grande baignoire, le Mékong, les jeux d’eau a la saison sèche. La circulation des petites bêtes, rats, geckos et chauve-souris dans les huttes en bambou. Le levé de soleil a travers la moustiquaire. Les moteurs thermiques des bateaux et des générateurs. Pas d’électricité mais une batterie pour la tele ! 21h00 et tout le monde dort, 06h00 on s’active, les moines jouent de la cloche le matin et du gong le soir. Les petits enfants sont aussi nombreux que les adultes, jamais de problème, un peu beaucoup de calme, une famille, une machette et des solutions.
17 fevrier 2007 Le grillon de competition est encore venu nous reveiller ce matin vers 6h00. Second reveil a 7h30 et la, je me leve et m'installe dans le hamac pour ecrire. Tout est encore assez calme...Arno dort toujours. La petite brise du matin est tres agreable. Il faut en profiter car, vers 10h00, il n'y aura plus que la chaleur ecrasante du soleil. Pas grand chose a raconter aujourd'hui, si ce n'est le tour en bateau dans les 4.000 iles qui a debute a 15h30 pour se terminer a 18h15, juste apres le coucher du soleil. Tout d'abord, le bateau remonte le Mekong entre Don Det et Don Konh. Il s'aventure ensuite dans une dedale d'iles situees un peu plus au nord. La vue est superbe de tous les cotes; malgre la vitesse peu elevee du bateau, on n'a pas le temps de tout observer. L'eau, les iles, la vegetation, les oiseaux, les maisons sur la rive, les enfants jouant dans l'eau, les algues qui derivent, ... tout est trop beau! Apres une petite heure de bateau, notre guide nous arrete sur une toute petite ile toute en longueur avec mini-plage de sable et gramines a profusion. L'eau est tres claire et Arno hesite peu avant de se jeter dans le Mekong. Nous profitons de l'eau, du calme et du soleil qui decline en superbes couleurs; avant de reprendre le bateau dans le sens inverse (avec le soleil se couchant dans notre dos - magnifique!). Le retour est plus rapide que l'aller (le bateau n'est plus a contre-courant). On a hesite a faire ce tour en bateau et on est super contents de l'avoir fait finalement. Cela nous a permis de voir les 4.000 iles a partir de l'eau (et pas des terres) et de nous rendre compte de l'immensite du Mekong (meme en saison seche). Ce soir, diner au River Garden avec 2 francais et 2 anglais. Demain, c'est dimanche, alors, pour eviter de payer la taxe "week-end" de 2USD a la sortie du Laos, on reporte notre depart d'une journee...on quittera l'ile lundi matin apres ces 6 jours de farniente (pour la plupart du temps...). 18 fevrier 2007 Encore une journee de repos. Discussion avec Astrid et Anne-Ce, 2 francaises qui ont suivi les cours de massage a Chiang Mai en Thailande, avant de se ballader au Laos. Lessive (encore et toujours). Ensuite, je recommence les cours d'espagnol a zero (il faut que je m'y tienne!!!). Lecture dans le hamac (a l'ombre). Et c'est a peu pres tout...Vers 18h00, Arno est parti courir et je fais mes sacs (car demain, on quitte l'ile a 7h00 du matin, en bateau). Ensuite, un peu d'ecriture a la lueur de la lampe a huile, sur le balcon de notre petit bungalow. Ce soir, diner a la guesthouse avec les 2 francaises qui partent demain aussi; mais vers Bangkok via Pakse. Les 6 jours qui viennent de s'ecouler ont ete riches en calme, en repos, en superbes paysages, en ballades. Demain, on quitte le Laos pour le Cambodge, pays dechire il y a une trentaine d'annees par les Khmers Rouges et pour lequel les blessures ne sont pas encore bien cicatrisees. Nous avons hate de rencontrer cette nouvelle culture; proche et apparemment tellement differente du Laos et de la Thailande. On devrait passer la-bas une quinzaine de jours, ce qui nous laissera +/- 3 semaines pour le Vietnam. |