Première journée complète a Kuta. La matinée est consacrée à la mise a jour du blog. La forme n’est pas vraiment revenue alors a défaut de surfer je vais me poser sur la plage pour regarder les autres. Je sais ca fait un peu Brice de Nice mais pour ma défense, je n’avais pas de planche, je ne suis pas bronze et je n’ai pas les cheveux blonds. Je passe donc un bon moment à regarder les vagues et l’activité de la plage. Les gens sont nombreux mais rares sont les touristes étrangers. On trouve surtout des locaux qui tiennent des stands de nourriture, de surf ou qui offrent leurs services (massages, tatouages, cerfs-volants etc.…). Les gens qui achètent sont aussi des Indonésiens, souvent venus d’autres iles, en vacances pour quelques jours. Je m’éclipse du mouvement afin de découvrir la ville sans m’attendre à trouver trop d’exceptionnel. Les rues principales sont uniquement bordées d’enseignes internationales, principalement axées autour du surf et du soleil (Roxy, Billabong, Quick, Volkom, Ripcurl, Nike, Adidas, Arnett, Rayban, ….). Les rues adjacentes sont identiques mais avec les marques de contrefaçon. Sur les trottoirs, les gens sont fiers, le torse en avant, les lunettes démesurées sur le nez, le maillot de bain au milieu de la raie des fesses et les bijoux bling-bling qui brillent, les bonnets tendances (oui, j’ai bien dit les bonnets !), du vrai show-business amateur. A 18h00, je retourne sur la plage qui vise plein ouest pour profiter du coucher de soleil. La marée est basse et il y a deux fois plus de monde que ce midi. Des familles entières viennent se promener, des groupes d’amis se posent, les enfants chahutent et les groupes de filles voilées vont se tremper les pieds dans l’eau. Les surfeurs profitent des derniers rayons de soleil et quand je regarde derrière moi, malgré l’heure tardive, on dirait que toute la ville qui fini sa journée converge vers cette énorme plage de plusieurs kilomètres de long. Ma journée a été tranquille et solitaire alors dans le bar ou je me suis arrêté pour une bière, j’entame la conversation avec 1, 2 et bientôt 3 Australiens, en vacance a Bali a la recherche de la super vague. Nous dinons ensemble, ils sont bien sympa mais les discussions restent au niveau d’un groupe de gars qui passent des vacances surf ensembles. Pas de quoi écrire des lignes….
10/04/07
Pas de précipitation. Surtout rester bien tranquille, telle est ma devise aujourd’hui, si bien que je termine mon petit déjeuné a midi……et oui ! Mais il n’est jamais trop tard pour surfer. Muni de ma minimal rouge et de mon licra militaire, je prends la direction de la plage ou après avoir pose mon sac en sécurité auprès de Collin (un Indonésien qui tient un stand sur la plage), je fais mes premiers pas dans l’eau. Elle est très chaude et très sale aussi. On m’avait prévenu, j’ai donc les oreilles garnies de bouchons en mousse afin d’éviter les microbes et inflammations. Au bout d’une demi-heure, retour au shop, la planche cassée en deux (sans doute une mauvaise vague). Dures négociations pour éviter de payer la réparation plus chère qu’une planche neuve. Finalement je m’en tire à 10 Eur (tout de même !) et c’est reparti sur les vagues. Mis a part une rupture du Leach (la corde qui relie le pied a la planche), le reste de l’après midi se déroule sans encombres….du plaisir…Plus tard dans la soirée, j’arrive a joindre ma sœur et mes parents sur Skype. Deux heures de discussions hachurées mais de discussion quand même. Apres n’avoir passe qu’un ou deux coups de fils en 6 mois, cette conversation est un vrai cadeau. Le diner en solo se passe forcement bien, en continuant de profiter des deux heures de conversation qui viennent de prendre fin. Le rendez-vous est d’ores et déjà pris pour demain !
11/04/07
Le surf c’est bon, on a vu hier que ca marche bien alors il faut confirmer tout cela sans attendre. Apres avoir passe le petit dej avec Perla et Paulina, deux mexicaines qui me donnent l’occasion de pratiquer un peu l’Espagnol et de me rendre compte qu’il est temps de mettre un bon coup sur les leçons Assimil avant d’arriver en Amérique du sud, je file a la plage. Une journée surf uniquement avec juste un break pour déjeuner sur la plage et un autre break pour aller téléphoner a mes parents sur skype. De nouveau, une bonne heure et demi de conversation qui fait plaisir. Juste de quoi retourner un peu a l’eau. Je rentre lessive à l’appart. Les deux mexicaines ont disparues, un vieux un peu timbre les a remplace, zut…Ce soir je passe prés de 2 heures a arpenter les rues pour trouver un hôtel avec piscine pour demain, histoire que Sandra passe une bonne journée de repos a Bali avant de reprendre l’avion pour Sydney.
12/04/07
Longue journée…..d’autant plus que l’impatience rend le temps encore plus long.
Ce soir Sandra doit arriver à l’aéroport. A 07h00, je boucle mes sacs et change de GuestHouse. A 9h00 je suis à l’eau. Les vagues sont timides et irrégulières, la misère pour les « vrais » mais très convenable pour moi qui ne surf que dans la mousse. Il faut aussi admettre que c’est le troisième jour de suite et que les muscles commencent à fatiguer. Juste un break comme hier pour déjeuner sur la plage. Hier je rencontrais une prof d’Anglais de Java, aujourd’hui je me fais interviewer et prendre en photo par un groupe d’étudiants musulmans (la barbe a du jouer son rôle). En fin d’après midi, je profite a fond de la piscine de l’hôtel (premier hôtel avec piscine que nous ayons depuis le départ) et prépare un peu tout pour l’arrivée de Sandra. Pour l’apéritif je rejoins les 2 Mexicaines qui m’ont retrouve cette après midi sur la plage. Elles sont sapées comme des princesses avec petits brillants et tout et tout. Nous nous rendons comme je pouvais m’y attendre dans un bar « trendy » ou la bière coute 4 fois son prix. Au delà de ca, nous passons un bon moment a discuter en espagnlish (parfois j’ai du mal a trouver mes mots en espagnol), mais rapidement il est 9h00, Sandra arrive dans moins de 2 heures et même si l’aéroport n’est pas loin, je ne tiens pas a risquer d’être en retard…..je les laisse avec Andreas l’Allemand. J’enfourche ma nouvelle mobylette (surbaissée cette fois ci), mets mon casque (ici c’est obligatoire) et me remémore rapidement la carte que Collin avait pris soin de dessiner sur le sable pour moi cette après-midi. Le plus gros souci : la Police. Tout le monde m’a averti. Si tu te fais arrêter, peu importe s’il y a une raison ou pas, il faut donner 20000 Roupies. Alors, je me cache sous mon casque, roule doucement et bien à gauche et d’une traite sans même me tromper une fois de chemin, je me retrouve sur le parking de Dempasar. Il n’y a plus qu’à attendre. Vite fait je check les écrans des arrivées…….mince……je re-regarde…..zut….le vol de Sandra n’est sur aucun écran. Ca y est je commence à avoir des frissons de chaleur. Y aurait il un autre aéroport, le vol a-t-il été annule ? Bref au bout de 5 minutes, je m’adresse à un agent. Pas d’inquiétude, le vol vient de Jakarta et c’est donc aux arrivées nationales et non internationales qu’il faut regarder. A 200 mètres de la, le vol de Sandra est bien annonce. Quand l’avion atterri, il ne faut pas 10 minutes pour voir le défilé humain débouler dans la salle des bagages. Je suis attentif, le regard affute, je scrute chaque visage, et le temps passe, le nombre d’arrivants diminue, et bientôt, le défilé n’est plus qu’un goutte a goutte. Pas de Sandra ! Il y avait bien cette fille, au début, un peu plus grande que les autres, mais elle avait un chemisier rose et Sandra n’a pas de rose, impossible. Je m’angoisse, me colle le nez à la vitre et re-balaie des yeux la salle.
Je stoppe encore une fois sur la fille en rose. Non ce n’est pas Sandra, elle à les cheveux plus longs…..et puis j’observe encore, elle lui ressemble tout de même fortement. Il m’a fallu voir son sac, gris comme celui de Sandra, avec la même poignée que celui de Sandra et avec la même banderole V.O. orange que celui de Sandra pour me rendre a l’évidence : Quand on rentre 15 jours à la maison, on a largement le temps de se faire couper un peu les cheveux et de changer de vêtements ! Fou de joie, je fais des grands signes de débile a travers la fenêtre. Quand elle me voit, Sandra m’offre le plus beau sourire…..enfin ! 15 jours c’est court mais 15 jours c’est long !
Le retour en mobylette remet Sandra directement dans le bain…..ca a l’air de lui faire plaisir. Pour en rajouter un peu je nous perds dans les minuscules rues de Kuta pendant plus de 20 minutes. Arrives a l’hotel, la pluie torrentielle et le vent qui se lève diminuent largement l’effet de surprise « féérique » des bougies (désormais éteintes) que j’avais installe mais nous regardons la pluie en discutant pendant des heures jusque très tard dans la nuit, contents de se retrouver tous les deux pour poursuivre l’aventure.
13 avril 2007
Debout vers 9h30 pour un petit dejeuner de fete pour Arno…toasts, brie, camenbert, saucisson, chocolat et gauffres preparees par maman avant mon depart. Que de bonnes choses rapportees de Belgique. Arno mange comme un ogre ! Ensuite, petit plongeon dans la piscine de l’hotel qui nous offre une eau a 35 degres minimum… Check out vers midi. Apres-midi de promenade dans les petites rues et sur la plage de Kuta (pas mal de monde et beaucoup de surfeurs). Escapade en mobylette dans la ville a la recherche d’un magasin vendant des couteaux (histoire de remplacer celui qu’Arno s’est fait vole). En fin d’apres-midi, petite sieste au bord de la piscine de l’hotel ou nous discutons avec Isabelle et Olivier, un couple de francais etabli a Hong Kong, en vacances avec leurs deux enfants, Noe et Lali. Diner vers 19h dans un resto local, histoire que je goute leur cuisine avant de quitter le pays. Sate de poulet sauce cacahuete et nasi goreng de poisson au menu. Vers 21h00, un taxi nous emmene a l’aeroport ou notre avion pour Sydney devrait decoller vers 22h20. Il y a un monde de fou a l’enregistrement. De plus, mauvaise nouvelle sur les ecrans, le depart de notre vol est retarde a 1h00 du matin…pas cool ! Il faut prevenir Tom et Carina de ce retard…difficile, l’ecran du telephone est casse. Tuile supplementaire : Arno ne peut pas entrer dans l’avion car les personnes du check-in ne trouvent pas son nom dans la base de donnees des visas electroniques pour l’Australie…Super, j’ai ma carte d’embarquement, mais pas Arno ! Nous devrons attendre et attendre (seuls devant les comptoirs d’enregistrement) avant qu’une solution ne soit trouvee. Une representante de l’Australie qui se trouvait la… par hasard ou non… a passe 2 coups de telephone pour se rendre compte que le numero de passeport d’Arno rentre dans le système était faux. Bref, l’erreur corrigee, Arno recoit sa carte d’embarquement et nous pouvons rejoindre le reste des passagers devant la porte d’embarcation. Nous montons dans l’avion vers 1h00 du matin, un peu fatigues. Les 6 heures de vol pour rejoindre Sydney passeront vite : nous dormons du debut a la fin…