1/12/06 Reveil matinal apres une nuit agitee. Les musiques et les bruits de la rue ne font que diminuer la nuit mais restent bien presents. Les prix que l’on nous a annonce hier pour la voiture n’ont rien a voir avec ceux qui sont recommandes par le Lonely. Cette info que nous avons decouvert au coucher n’a cessee de me tourner dans la tete et finalement c’est a 07h00 que je me leve pour aller checker les differentes solutions sur internet. Les pistes possibles : abm (aventures du bout du monde) et les differents forums. C’est finalement sur le forum d’abm que je trouve les conseils d’un couple de francais qui revient juste d’un tour dans le Rajasthan et qui recommande une certaine agence. Un coup de telephone rapide et j’apprends que les tarifs sont quasiment divises par 2 compare a ce que nous avions trouve hier. C’est decide, meme si nous avons deja verse 1000 Rs (20 Eur) nous tentons le coup avec cette nouvelle agence qui n’a pourtant pas que des cotes attrayants (elles est situee dans une cite a 20km a l’exterieur de la ville, lorsque nous y arrivons, il n’y a aucune enseigne sur le bureau qui est presque depourvu de tout mobilier, les personnes qui se presentent s’appelent « Bobby » et « Angela » ce qui ne leur confere pas une totale credibilite (des noms indiens leur aurait sans doute mieux convenu). Apres 15 min de discussion, Bobby et Angela nous disent que tout est ok et que notre chauffeur viendra demain matin…..et le contrat de location ? Nous avons eu le malheur de poser la question. La reponse est evidente. Il n’y a pas besoin de contrat (d’apres eux il n’y avait meme pas besoin de venir au bureau et tout aurait pu se faire par tel). Ca paraît evident! Vu le niveau de franchise des relations que nous avons pu experimenter depuis deux jours nous avions anticipe en imprimant les conditions de location sur le site internet, nous leur faisons donc ecrire a la main (bien evidemment nous arrivons en plein milieu d’une panne de courant) les particularites de notre location et leur demandons une signature (a leur grande surprise). En tant que bons auditeurs (et un Indien ressemblant pour nous a bcp d’autres Indiens), nous prenons aussi des photos. Jusque la donc nous ne prenons pas trop de risque puisque nous ne verserons la premiere moitie que demain. Le contrat nous coute 24000 Rs, (soit 440 Eur pour louer la voiture avec le chauffeur pendant 20 jours, essence, taxes et peages compris, kilometrage illimite). Au retour de l’agence, nous prenons le metro qui ressemble trait pour trait a celui de Hong Kong et pour cause, c’est le meme fournisseur Coreo-japonais qui a travaille. En ville, nous passons a l’agence de location que nous avions trouve hier pour recuperer les 1000 Rs d’avance puis nous reservons au cinema 2 places pour Casino Royal ce soir a 22h30. Apres-midi tranquille a se promener dans la ville, a regarder les magasins, les gens puis apres un petit passage sur internet a l’auberge, nous nous rendons au cinema. Ca fait plus de 2 mois que nous souhaitions voir un film en anglais au cine, nous ne serons pas decus. Les cinemas en Inde sont comme les Operas de grand standing en Europe. Le prix des meilleurs places est de 175 Rs (3 Eur). Les decorations sont « fournies » et il faut bien entendu passer par la case –detecteurs de metaux- pour acceder a la salle d’attente avec le petit bar qui vend pop-corns et boissons. Les appareils photos sont intredits (les batteries aussi), je dois donc laisser le mien au gardien. En plein milieu du film, la bande se coupe dans un vieux bruit de dechirement, normal, c’est l’entracte. La seule fois que j’avais vu ca , c’etait a Londres. Bref tout le monde sort pour aller aux toilettes et prendre un Pepsi puis apres le petit rappel de la cloche c’est reparti. Le dernier James Bond est pas mal du tout, seul bemol, l’acteur qui nous donne l’impression de voir Vladimir Poutine jouer a James Bond sans desserrer les machoires pendant trois heures. 2/12/2006 (Samedi) Rencontre avec notre chauffeur (Sonu 30 ans) et notre voiture (Tata Indica blanche). Sur le depart de Delhi en direction d’Agra, nous voyons successivement le Laxmi Temple (temple Hindou), la Indian Gate qui ressemble fortement a l’Arc de Triomphe de Paris et qui comemore la revolution d’independence de 1947. Dans la lignee de ce monument a 2 km se trouve le Palais du President. A la sortie de la ville, le Lotus Temple ou toutes les religions peuvent aller se recueillir (en photo dans l’album de Delhi). Sur la route, nous voyons pele mele des remorques a dromadaires, des charettes a bœufs (ils ont une grosse bosse a la place du garot), des voitures accidentees, des tuk-tuks, des velos, des motos, des gens, des enormes camions, des tracteurs, des bus surcharges et deglingues. Les villes sont tellement accolees les unes aux autres qu’apres 1h30 de route nous demandons a notre chauffeur si nous sommes toujours a Delhi ou si nous sommes sortis. Meme a l’interieur de la voiture, les marchands de rue et les mendiants viennent nous chercher et passent leurs mains par les fenetres ouvertes, font des demonstrations avec leurs serpents et font sauter leur singe sur le toit de la voiture. La circulation est dense et il est rare de depasser les 60 km/h. Nous arrivons maintenant aux portes d’Agra, les journees sont chaudes (30 degres) et les nuits plutot fraiches (10 degres), les paysages sont plus secs, arides, de temps en temps nous voyons des champs de canne a sucre et l’ensemble donne des airs d’Afrique du Nord avec des petites huttes en bambou, chaume et torchi et les femmes qui transportent des recipients sur la tete. Pour le dejeuner, notre chauffeur nous prend pour des Americains, il nous arrete dans un « hotel » totalement sur-fait en total decalage avec son voisinage. A la sortie de la voiture des enfants deguises font la roue et un faux charmeur de serpents donne des coups de pied au panier pour que le reptile bouge, le plus simple chapati (galette de pain) est a 30 Rs (5 Rs partout ailleurs) et tous les clients sont arrives ici en bus de tourisme. Une petite explication s’impose et nous faisons donc comprendre a Sonu que ses suggestions sont les bienvenues mais que le choix nous appartient et que nous lui indiquerons desormais les endroits ou nous souhaitons nous arreter pour dejeuner mais aussi pour dormir…moment difficile mais au moins, ca c’est fait ! Arrives a Agra nous devons marcher un peu avec les sacs pour rejoindre l’hotel et au cours de cette petite ballade, nous passons devant une des trois portes du Taj Mahal pour s’apercevoir qu’au moins 200 personnes sont en train de faire la file. Pas grave on va se promener dans la ville et prendre un rickshaw (a pedales) jusque Mehtab Bagh, le parc qui se trouve juste derriere le Mausolee mais que l’on ne peut atteindre seulement apres avoir franchi la riviere par un pont situe a 3 km d’ici. La distance est grande et les rues de la villes sont encombrees, nous arrivons au point de vue 30 min apres le couche de soleil…..dommage. Au retour, notre chauffeur est creve, 10 km a trainer deux gros europeens comme nous c’est plus qu’il n’en faut pour ses 50 kg (rickshaw compris), je prend la releve sur les 200 derniers metres (juste pour dire…) 3/12/2006 (dimanche) Reveil a 5h30 pour profiter du toit/terrasse et de sa vue imprenable sur le Taj Mahal. Il fait encore nuit, les chauves souris, le tripod, l’appareil photo et moi : il fait froid. Le lever du jour sur le batiment est fantastique et les photos ne rendent rien (peu importe c’est le moment qui compte). Vers 7h30 nous voici donc a l’entree du Taj Mahal et contrairement a la veille il n’y a presque personne. Nous entrons donc dans la premiere cour apres la fouille corporelle desormais habituelle. Les jardins sont fabuleux, les oiseaux sont beaux, le soleil commence a nous rechauffer, et nous nous approchons de la porte principale. A partir de la, on ne peut plus raconter, il faut venir le voir. 2 heures et demi donc a deambuler autour du tombeau moghol (que l’empereur Shah Jahan a fait edifier pour recevoir le corps de son epouse decedee au cours de l’accouchement de son 14eme enfant en 1631…). Apres la visite, petit dej en terrasse et depart vers Fathepur Sikri (ville fantome qui signifie litteralement victoire village) pour visiter le temple d’Akbar et la Mosquee juxtaposee (Jama Masjid en Hindi). Les batiments sont tres beaux et tres vastes, le palais a ete abandonne apres la mort de l’empeur Moghol a cause des penuries d’eau dont il souffrait. (Particularite d’Akbar –16eme siecle- il acceptait toutes les religions et pronait un certain liberalisme, meme s’il jouait aux echecs avec de jeunes esclaves en guise de pions). Aux alentours, la presence des montagnes et la raretee de l’eau ont favorise le developpement des tailleurs de pierres. Les tonnes de pierres rouges taillees en paves et en plaques nous font penser a Ravi que l’on aurait bien aime croiser dans la region….(Bon courage pour les affaires en cours en Allemagne). Nous reprenons la route en direction du Parc National de Ranthambore. 5h30 de route au lieu des 3h30 prevues, nous arrivons relativement tard (ce qui nous a valu de tester la conduite de nuit en Inde) et le chauffeur nous persuade de nous rendre dans un hotel de sa recommendation. Il est tard, il fait nuit, nous ne connaissons pas les environs et nous n’avons pas de carte precise. Nous nous retrouvons donc dans un grand hotel de tourisme un peu fade mais tampis. Les chambres sont propres et nous ne restons que deux nuits. Ce soir ca y est , les moustiques sont la. Merci Isaure, nous avons le produit a brancher. 4/12/2006 (lundi) Petit dej au bord de la piscine (bien sale mais bien sympa tout de meme) avec nos potes les ecureuils. Reservation du safari pour l’apres-midi. On ne nous donne pas de recu, tout est base sur la confiance….Nous passons la matinee a nous promener dans le village et plus particulierement le long de la route principale. Nous sommes moins sollicites que d’habitude mais les regards sont toujours aussi pesants et profonds. L’animation comprend toujours les memes acteurs, dromadaires, bœufs, chiens, oiseaux, charettes, motos, klaxons aux sonneries multiples etc…Le long de la route, les gens bossent doucement, ou dorment en reunion autour du tchai (the au lait et aux epices) local. Plus on avance et plus la circulation s’intensifie. Notre pas est lent et nous prenons bien le temps d’observer les scenes qui se deroulent devant nous. Par exemple, nous voyons un cuisinier sortir un chapati du tandori (un pain du four) et le donner encore chaud a une vache. Nous apprendrons qq jours plus tard qu’il s’agit en realite d’une offrande hindoue avant de prendre son repas. Aux branches de certains abres, de grandes balances en metal sont suspendues pour les commercants. Devant une echope, une file d’au moins 50 metres. Nous nous approchons, posons les questions, mais personne ne parle anglais. D’apres ce que nous avons retenu, il s’agit soit de la paie qui est donnee en cash a chaque debut de mois (ce qui colle puisque nous sommes le premier lundi) soit une agence de paris puisque des gens qui tentent de nous expliquer nous miment des lancers de des….!? Forcement puisque nous posons des questions, un attroupement de 30 personnes se forme instantanement autour de nous. Une photo avec quelques persones devant un camion bien decore qui fait « chanter » son klaxon et nous reprenons notre chemin. Plus loin dans une epicerie, nous remarquons un gros pave qui ressemble a un fomage a pate cuite, intrigues, nous apprenons que c’est en definitive, un pain de sucre de canne appele [GUR]. Sur le bord de la route nous croisons le cadavre d’un chien que les gens laissent la au milieu du village et a 50m duquel une petit fille de 5 ans est en train de jouer ! L’apres midi, c’est safari ! En camion a toit ouvert, nous sommes une vingtaine dont 4 americains deguises en chasseurs d’elephants des annees 20, tout en beige, avec le bermuda et les chaussettes montantes, le petit gilet multipoches, et le chapeau braconnier avec la petite jugulaire bien serree. De vraies stars accompagnees d’un « HELLO EVERYBODY » losqu’ils sont montes dans le car…..! on est tous restes bouche bee! Le safari dans le jungle s’est avere etre un super safari dans la savane, les tigres se sont transformes pour l’occasion en crocodiles, cerfs, elans, antilopes, « blue bull », oiseaux de toutes sortes, mangoustes et singes. Nous n’avons donc pas vu de tigre malgre les efforts du guide mais l’excursion etait fantastique. Pour notre premier safari, c’est reussi! 5/12/2006 Cette nuit nous avons dormi d’un œil. Nous n’avons pas ete convies mais a deux pas de notre hotel se deroulait un mariage Indien. L’occasion de chanter toute la nuit……si nous en croisons un autre pendant le voyage, nous essaierons d’aller jeter un oeil de plus prêt. Le musique n’a pas aide le linge a secher et c’est donc avec la moitie des affaires mouillees que nous refermons les sacs. La journee est consacree a notre voyage vers la region du Shekawati. Beaucoup de soleil aujourd’hui. Longue discussion sympa avec Sonu (le chaffeur), il est marie depuis 3 ans et a une petite fille de 1 an (Manvi). Sur la route nous voyons un couple d’antilopes noires (le male a un trait noir sur le dos) avec leur petit. Il fait plus de 20 degres et les gens portent des vestes et des bonnets! Dans un village nous rencontrons une procession Jaine qui celebre en musique (a fond) la venue du Gourou. Un peu plus tard sur la route, nous suivons un bus qui roule completement en travers, la roue avant droite sur la voie de droite et la rue arriere gauche presque dans le bas cote (on roule a gauche ici). D’apres Sonu, il a eu un accident et le chassis est deforme. D’apres le responsable de notre Guest House de ce soir c’est un pb courant, le differentiel ne fonctionne plus…..bref c’est dangereux. Les charettes ne sont maintenant plus tirees que par des dromadaires et chargees de grumes de 50cm de diametres (troncs d’arbres demunis de leurs banches). La traversee de Jaipur prend un peu de temps, la circulation est celle d’une grosse ville, les batiments sont assez hauts (3 etages) et oranges. Ils ont tous ete dessines par le meme architecte. Les singes se balladent un peu partout sur les batiments. Un peu plus tard les elephants s’ajoutent a tout le reste sur la route. Arrives dans la Region du Shekawati, nous choisissons le village de Nawalgarh, moins visite que son voisin Mandawa. Nous nous rendons dans une guest house ecologique et vegetarienne (avec des regles plus on moins strictes : vetements longs, pas d’alcool, pas de cigarettes, tri des dechets, couvre feu a 22h00….) dont tous les produits viennent de la ferme voisine et dont le proprietaire et membre de l’association de defense des Havelis (Hotels particuliers du 19eme siecle richements ornes de peintures). Cette fin d’apres-midi a l’auberge nous rencontrons 2 couples de Francais, 1 Belge flamand et 1 Suisse allemand. Emmanuel et Monique tiennent des magasins de vetements (earth collection) a Carcassone et profitent de l’intersaison pour voyager (2 mois par an), Pascal et Pauline parcourent l’Inde a moto (Royal Enfield 500cc) pendant plusieurs mois. Nous echangeons pas mal de conseils sur la region et les hebergements autour d’un tchai sur les matelas et coussins au sol. Le diner prepare par la maman (Sarla) est plus qu’excellent, super Thali de legumes (plats a plusieurs compartiments) avec un dal (Preparation de lentilles), des chapatis, un Curd (yaourt sale) et un plat de legumes au curry. Au loin on entend le chant des hommes hindous qui prient le dieu Hanuman (le dieu singe) et le chant des femmes qui celebrent l’arrivee d’un nouveau-ne (elles chantent pendant 5 jours!). 6 decembre 2006 La pension commence a s’agiter vers 7h30 ; mais l’appel a la priere de 4h45 de la mosquee voisine a clairement deja reveille tout le monde (en tout cas, les non-habitues). Petit dej a la pension sous les premiers rayons de soleil de la matinee (15 degres). Ce sera des parantas avec de la confiture orange/citron ; un plain lassi (ou yaourt nature) et un cafe au lait pour moi. Discussion au soleil jusque 10h30 avec Pauline (Pascal essaye de reparer sa moto) et ensuite, depart pour un tour du village a la decouverte des nombreux havelis (prepare par notre hote Ramesh). Un haveli, c’est quoi ?? C’est une enorme maison dans laquelle on entre par une arche qui donne sur une cour. Une autre arche mene a une ou plusieurs cours interieures, domaine prive de la famille gere par les femmes. Les havelie du Shekhawati se distinguent par leurs peintures. La plupart des havelis sont toujours habites par des familles. A Nawalgarh, seuls 5 ou 6 havelis ne sont pas habites et deux sont transformes en musee. Il y a des havelis a tous les coins de rue ; pas besoin de les chercher ; il y en a presque partout. Les portes et les peintures sont tres belles. On fait des dizaines de photos ! Un jeune indien nous suit toute la journee et nous indique les endroits a visiter et leur nom. On se ballade de 11h a 16h dans les rues de Nawalgarh. Vers 17h, Arno part chez le coiffeur/barbier. J’ai hate de le voir rentrer… pendant ce temps, j’ecris et je lis au calme du village anime (pas tres touristique, mais bruyant quand meme). Arno est rentre 30 min plus tard… peut mieux faire le coiffeur !!! surtout pour la meche de devant qui est un peu trop « carree ». Ensuite, c’est la douche « commune » car il n’y a pas d’eau chaude dans les chambres. Pourquoi ? Ramesh a decide d’installer une douche commune dans laquelle le ballon d’eau est chauffe par le soleil. C’est carrement la facon de vivre de cette pension : poubelles de recyclage, fontaine d’eau pour remplir nos gourdes, cuisine vegetarienne avec les legumes de la ferme, douche et electricite solaire. Vers 19h, diner autour du feu. Aujourd’hui, nous sommes 9 (Monique et Emmanuel, francais, Ramesh, notre hote, un couple de hongrois, un couple de neo-zelandais et nous). Soupe de tomates, thali vegetarien et riz au lait (epice). Apres le diner, l’epouse de Ramesh, Sarla, a prepare du henne car demain, c’est « fast » ou jour de jeun pour les femmes hindoues. Elles se font prealablement des dessins au henne sur les mains et les pieds (le bout des doigts et des orteils plus qq dessins ca et la). Ramesh nous propose egalement des dessins au henne sur nos mains. Ok c’est parti !! C’est une jeune voisine qui arrive alors avec des tubes de henne et qui commence un dessin sur la paume de ma main droite. Vingt minutes plus tard, la belle mere de cette jeune fille decide de me colorer egalement au henne le bouts des doigts et de dessiner sur le dos de la main… Apres, il faut laisser secher pendant 1 heure pres du feu et ne surtout pas laver la main avant demain matin afin que la couleur « prenne ». Apres moi, c’est le tour de Monique et des 2 autres filles. On passe donc la soiree a regarder la jeune fille dessiner sur nos mains et a secher celles-ci au-dessus du feu de bois. 07 decembre 2006 Reveil a 7h45. Le dessin de henne a bien change depuis hier soir. La couleur est beaucoup plus foncee et c’est franchement joli (si on ne fait pas attention aux ongles qui sont brun jaune…). Aujourd’hui, on loue des velos pour se rendre dans un village a 8 km de la pension (Dundlod) en vue de visiter un haveli recommande par Ramesh. A Dundlod, visite du fort, du puits et ses chateaux d’eau et visite d’un haveli ou nous avons retrouve Ramesh, les 2 hongrois et les 2 neo-zelandais. Le velo d’Arno ayant un pneu a plat, arret oblige a la sortie du village chez le marchand de velo qui demonte la chambre a air, trouve le trou, colle une rustine, remonte le tout…en moins de 5 minutes. Et tout ca pour 10 roupies (ou 20 cents d’euro). En chemin, Arno prend en stop (sur son velo) un indien qui vient de rater son bus. La ballade est tres sympa, a travers les champs, tres peu de traffic. Nous rentrons a Nawalgarh vers 15h. Bref, vu l’heure avancee de l’apres-midi, on decide de rester au village, plutot que partir visiter d’autres havelis dans d’autres villages avec Sonu. Arno veut visiter le fort du village ; je prefere rester a la pension pour erire, lire et faire la sieste. Vers 18h, lecon de « roti » avec la maman de Ramesh. Un « roti » = pain indien ressemblant a une crepe preparee avec de la farine de millet, de l’eau et du sel. La pate est preparee roti par roti ; petrie, mise en boule, aplatie petit a petit entre les 2 mains en faisant tourner la pate ; la crepe est placee sur le feu (2 cotes) et ensuite dressee contre les flammes. On a goute et c’est super bon ! nourrissant ; tout a fait different des chapatis ou nans prepares avec de la farine de ble. Ensuite, vers 19h, comme tous les soirs, diner autour du feu avec tous les autres pensionnaires… aujourd’hui 13 personnes (2 canadiennes et 3 zimbabweens sont arrives dans la journee). 8 decembre 2006 Debout a 7h. Aujourd’hui, changement d’endroit. On descend vers Jaipur et Amber. On quitte la pension de Ramesh et sa famille vers 8h30 un peu a contre cœur… on serait bien reste un peu plus longtemps dans cette region calme et peu touristique du Shekhawati. On reprend donc la route avec Sonu a travers la campagne. Ca et la, des enfants, cartable sur le dos et en uniforme, attendent tranquillement leur bus. A cote, quelques hommes, couverture sur le dos, discutent, boivent le tchai du matin et lisent le journal. Les villages traverses sont deja en pleine activite (etals de legumes le long de la route principale, petites epiceries, vendeurs de the (tchai), … La campagne est tres propre, cela se gate aux abords des villages ou l’on voit clairement le desastre cree par le plastique. Pas de recyclage prevu. Les gens ne savent pas quoi en faire ; donc ils le jettent a l’exterieur, un peu partout. C’est dangereux pour les animaux (vaches et chevres) qui avalent du plastique et en meurent… Selon Ramesh, des efforts sont faits par l’etat indien pour remedier a ce probleme et tout cela devrait bientôt changer… esperons-le !!! Premier stop a Amber ou nous visitons les palais blancs accroches a la colline. Tres beaux palais, nombreuses colonnes, deco de marbre blanc, miroirs et bas reliefs (presentant des fleurs et insectes). Second stop au temple de Galta ou « Monkey temple » a l’est de Jaipur. De vieux temples hindous envahis par les singes… il y en a partout !! On grimpe des volees d’escaliers a flanc de colline pour arriver a un temple dedie au Dieu Soleil. Une dame hindou nous fait la visite en 3 min, elle nous fait un tikka (petit point) orange sur le front et nous donne qq sucreries benies. La vue sur Jaipur de la-haut est epoustouflante. Troisieme stop : la pension dans laquelle nous allons passer la nuit…pas trop top au niveau de la proprete… Apres s’etre installes tout de meme, direction internet car on est en retard dans la mise a jour du blog. On trouve pas loin de la pension un tout petit endroit avec 6 ordinateurs et une connection rapide a 30 roupies de l’heure. On passe 2 heures sur internet et ensuite, en riskshaw, nous nous rendons dans un resto reommande par Monique et Emmanuel (le « Handi Restaurant ») ou l’on a tres bien mange. Retour a l’hotel en rickshaw vers 23h. 9/12/2006 Ce matin, promenade dans Jaipur (la ville rose). Nous n’y restons pas longtemps alors nous choisissons de marcher dans les rues pour prendre la temperature et garder un souvenir de la vie plutot que des musees. A quelques metres de notre hotel, nous tombons sur un tres petit bebe allonge nu avec une cagoule sur le trottoir de la rue principale. A 10 metres de lui un petit groupe d’enfants dont le plus agee dont avoir 5 ans s’occupe…..on n’arrive pas vraiment a s’y faire. Les enfants mendient ici comme partout et pendant quelques centaines de metres nous marchons a 6 avec 4 enfants qui demandent des roupies. A chaque fois c’est un cas de conscience. Apres avoir discute avec plusieurs personnes ici, il semble que la meilleur attitude soit de ne rien donner. Certains enfants recevant plus d’argent en 1 heure que leur pere en 1 journee de travail, l’ordre familial ne tient plus debout. Sans compter toute l’organisation « mafieuse » mise en place autour de la mendicite. Question difficile donc a laquelle nous n’avons pas trouve de reponse fixe. Plus loin nous observons un confiseur preparer son caramel, comme nous preparons les guimauves, avec une potence. Au bout de 5 minutes a enrouler son ruban de caramel autour du clou de son poteau, le gars est en sueur et on comprend les 100Rs / Kg. A ce moment nous faisons la connaissance de « Ballu » qui nous donne tout un tas d’explications sur les confiseries indiennes et qui nous explique qu’il organise les mariages. Il nous invite a un mariage ce soir a 5 heures. Dans ma tete j’hesite a reporter notre depart d’un jour mais avons maintenant compris depuis longtemps que la majorite des personnes qui vous abordent ainsi dans la rue sont interessees alors nous prenons ses coordonees. Il est tres sympa, pas agressif du tout mais nous reprenons notre route. La fin de la matinee est reservee a la visite du City Palace, tres joli mais trop « refait » et sans charme, il regroupe une vaste armurerie, une superbe collection de vetements et un grand garage de voitures d’epoque (a cheval). Nous grimpons ensuite en haut du Iswari Minar Swarga Sal (pas de marche, juste un colimasson en pente) pour observer la vielle ville de haut. Apres un McDo (pas de bœuf au MacDo et beaucoup de menus vegetariens), nous prenons la route de Pushkar (ville Hindou sainte autour d’un lac). La route est aujourd’hui une autoroute (celle qui relie Delhi a Mumbai). Nous croisons et doublons quasi exclusivement des camions toujours charges a bloc et plus decores les uns que les autres. Malgre la jolie route, nous ne depassons pas les 90 km (nous sommes a fond). C’est incroyable comme la notion de vitesse est relative, a 90km/h ici nous avons l’impression d’aller vraiment vite !. (Petite contradiction, on roule a gauche mais on parle en km/h). L’arrivee a Pushkar est mouvementee comme a chaque fois que nous descendons de voiture. Aussitôt, des « pretres » nous accostent pour nous donner les fleurs a jeter dans le lac en faisant un souhait moyennant quoi ils nous passent un bracelet au poignet, le « passeport de Pushkar ». Suspicieux, je pose la question a un occidentale que l’on croise et qui confirme mes doutes en 1sec : « ne prends pas cette fleur, apres ils ne te lachent plus et te demandent une offrande ». Le « pretre » qui comprend ce qui est en train de se passer reprend aussitôt sa fleur et s’en va presque en s’excusant. Le Rajasthan c’est bien, c’est beau mais ce serait 10000 fois mieux si les rapports humains etaient un peu plus sains. Pushkar est une ville sainte, c’est a dire (pancartes placardees a tous les coins de rue), pas de signe d’affection en publique, pas d’alcool, pas de viande, pas de drogue et pas de chaussures pres des temples et du lac) a cote de ca, on trouve des marchands d’alcool partout autour de la ville, le shit n’est pas de la drogue et tous les bars/restos proposent a la carte des « specials lassis » et des « special banana cakes », regulierement le serveur demande si tu ne veux un peu de « chocolate » avec ta pizza. La ville compte sans doute autant d’occidentaux en quete de leur moi interieur que de devots qui se lavent dans le lac pour se purifier.