Rio, sans sac sans appareil photo,

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Brésil - Rio de Janeiro
de Arno, le 30-09-2007

Rio, sans sac sans appareil photo,

22/09/07

Début de journée difficile pour cause de fête de la veille. En début d’apres midi je me décide a prendre mon short et mon t-shirt (rien d’autre) pour aller me balader dans le Centro (centre des affaire) de Rio.
Comme Iola me l’a dit, le quartier est quasiment vide le week-end et en conséquence un peu moins sur.
Quoiqu’il en soit, je suis la et même si l’ambiance se rapproche un peu des marches de banlieue Parisienne, je poursuis, décide a m’impregner de l’esprit, des odeurs et des bruits de cette ville intrigante. A la sortie du metro (tout clean) je tombe face au Théâtre Municipal, inspire de l’Opéra Garnier de Paris. Les rues sont piétonnes et larges, au bout il y a les grattes ciels mais sur le chemin, les tags, les trottoirs, les gens n’ont rien a voir avec le style costume cravate…..c’est un peu plus exotique et pas toujours rassurant. Certains bâtiments sont horriblement moches, d’autres ont du style et d’autres sont hyper modernes. Bref, je vois la Cathédrale Metropolitana de béton, une pyramide grise circulaire……spécial), le Campo de Santana (ou l’Empereur Dom Pedro I a signe l’indépendance du Brésil en 1822). Ensuite, les toutes petites rues qui se faufilent entre les grattes ciels, l’ancien palais Royal (Puco Impérial) pour finir à la très belle Iglesia Candelaria.
En fin d’après midi nous partons avec Iola vers le quartier de Urca et son fameux Pain de sucre. 2 rochers auxquels on accède au moyen de 2 telepheriques successifs (La ou James s’est battu avec Requin !!) et qui offrent une vue exceptionnelle sur la ville, ses plages et son Christ rédempteur. Je ne sais pas par quel miracle mais ce soir le coucher de soleil est somptueux et il n’y a pas grand monde. De quoi ne rien regretter des 36 reals de prix d’entrée (tout de même !).
Petite ballade en contrebas sur la plage rouge, dramatiquement baptisée ainsi en raison d’une sanglante bataille.
Soirée dans le quartier chaud de Lapa, bonde de monde, grouillant de bruit, visite de ses arches célèbres, des escaliers en carreaux de faïence du monde entier et de ses bars a Samba débordants de gens prêts a payer bon prix pour se compresser a l’intérieur. Impossible d’en dire plus puisque nous avons profiter de la musique depuis l’extérieur et buvant un verre.


23/09/07
Dimanche sportif.

Petit jogging près de la plage de Guanabara. L’autoroute est fermée et les gens s’en servent comme piste cyclable. La plage est remplie de parasols, le skate parc de jeunes cool, les pistes cyclable de joggeurs et cyclistes, les recoins de vendeurs en tous genres. Nous jetons notre dévolu sur le stand des noix de coco pour se rafraîchir après la course. Les vacances de plage en pleine ville !
Fin de journée au marche d’Ipanema (la deuxième plage de Rio Copacabana). Pantalons de Capoeira, sac de créateurs, tongs, tout est réuni. Caipirina sur Copacabana de nuit, splendide et Iola m’emmène en metro et moto-taxi (ça faisait longtemps) au Bar de Mineiros, un super resto du quartier « Montparnassien » de Santa Theresa. Nous n’arrivons pas a bout de la meilleur Feijoada de Rio (plat typique a base de riz, haricots rouges et porc).
Merci mille fois Iola pour cette soirée mémorable et le petit mal de tête du lendemain.


24/09/07

Journée grise grise grise et pluvieuse. Besoin de retrouver des forces. Je ne bouge pas de l’appart. Petite mise a jour du blog…..et en fin d’après midi surprise.
Pas loin de l’appart il y a le musée de la République. Pris d’un élan de courage, je chausse les tongs et me met en route. La grosse porte du bâtiment est fermée, je fais le tour. Celle du cote est ouverte. Une « bolleteria », des billets, j’achète, demande la direction de l’entrée, on m’indique un petit file d’attente essentiellement composée de personnes du troisième age, que je rejoins bien sagement.
Il s’agit d’une salle de projection. Je pense à une petite introduction video du musée.
Surprise, je suis devant un long métrage Israélo Palestinien, Gay qui comporte des scènes très très très très très crues, a la limite de l’insupportable, je quitte la salle avant la fin et il ne reste déjà plus beaucoup de monde a l’intérieur.


25/09/07

Le ventre en vrac, je pars visiter le musée d’art contemporain de Niteroi (l’île qui se situe en face de Rio). Le bâtiment impressionnant en forme de château d’eau/ soucoupe spatiale dessine par le fameux architecte. Supers expos mais retour rapide au bout de 3 heure pour cause de nausées aggravées. Repos. Soirée avec Iola qui n’est pas en forme non plus dans un chouette resto au kilo.

26/09/07
Journée de rattrapage.

Visite de tout ce que je n’ai pas pu voir.
En vérifiant les horaires de mon vol, j’apprends sur le site de Iberia que mon vol de ce soir est retarde de 1 heure. Départ a 20h10 au lieu de 19h10. Bizarre mais bon…
Descente de Copacabana a pieds, visite du fort et de son bunker. Les soldats sont plein défile. Le fort se situe en bout de plages entre Ipaneama et Copacabana si bien qu’à la pointe, les vagues viennent s’écraser de toutes part, on se croirait au bout du monde.
A gauche les surfeurs de long board s’en donnent a cœur joie et font le spectacle. Descente de Ipanema toujours a pieds. Ca fait long. Puis je longe la lagune (Lagoa) sur 4 kilomètres, passant a cote des club nautiques, de l’hippodrome et des clubs de sports, avec, en ligne de mire, le Christ que j’ai décide de ne pas aller voir pour cause de ciel gris. En montant dans le bus qui doit m’emmener au metro, je me rends compte que sa destination finale est le Chris Rédempteur. Je ne peux pas résister, il me reste un peu de temps et je me motive. Le funiculaire a 36 reals et me voila aux pieds du Christ géant (inaugure en 1931, sculpte par un Français et visite par JP II en 1980), a 700 metres au dessus de la ville. La vue est incroyable mais les photos sont affreuses. Le gris ecrase tout mais les souvenirs sont la. Retour en catastrophe a l’appart pour faire mon sac. Une dernière bise a Iola et me voila dans le bus 422 en direction de l’aéroport national, puis dans la navette en direction de l’international. J’arrive un peu en retard sur mon planning mais largement à l’heure pour mon vol. Il est 17h50.
Au Check-in, personne. Hum ?! Je tente le coup et le type me regarde avec des billes à la place yeux et m’apprends qu’il est en train de fermer le check-in ! Mon vol est à 19h10 et non 20h10. J’ai du me tromper. Bref tout se passe en quatrième vitesse, l’enregistrement, le change, mais pas la douane. Je passe de l’autre cote des détecteur a 18h50……..l’embarquement déjà bien entame mais j’y suis…..Yes !!
A peine arrive dans la salle j’entends qu’on m’appelle. Chris et Laura avec qui nous avons marche de Larangera a Ponta Negra (près de Paraty) sont la. Grand plaisir de les revoirs. Ils m’apprennent qu’ils ont été upgrades en Business plus. J’hallucine d’entendre ça. C’est pas a moi que ça arriverait des choses comme ça. Ils ont le sourire jusqu’aux oreilles et n’en peuvent plus de la surprise. Ils me racontent que pour eux aussi le vol était a 20h30 (cf le site internet de Iberia) et au bout de 10 min, un agent vient me taper sur l’épaule ;
- « Vous est Arnaud Janssens ? »
- « Oui »
- « Montrez moi votre billet ! »
- « Oui »
- (gribouillis au stylo sur mon billet) « Voila. Bon voyage Monsieur. »
- « Merci »

Devinez !
Je me suis aussi fait upgrader comme ça sans raison en 2 minutes. Je rejoins mes deux amis dans leur euphorie….combien de chance on avait de se rencontrer dans le même avion après avoir partager cette journée de trecking tous les 3 et encore plus d’être upgrades pour la première fois en même temps. La magie du voyage. Le cadeau surprise bonus de la fin.
Du coup c’est un retour champagne, 2 vins rouges (a volonté et parmi un choix de 5), un vin blanc, un super cherry, de la purée de banane avec mon poisson, des fromages, une tele de ouf et un siège qui se transforme en véritable lit avec un oreiller en plume et une couverture, un petit coffret Barbie avec tout l’équipement de ravalement de façade a l’intérieur, de quoi se tenir occupe pendant un bon bout de temps, il manquait juste le sourire de l’equipage.
Le voyage passe comme une lettre a la poste. Cela dit, après avoir discute avec ma voisine et connaître le prix d’une de ces places en agence, je ne suis pas prêt d’en acheter (1000 pounds de plus que la place normale eco).

Au revoir l’Amérique du sud, bonjour Europe, bonne vielle Europe !

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Commentaires sur cet article
Maîtresse Gaby
Belles aventures.Vous avez su nous faire rêver avec talent,humour et tenacité car ce n'est pas facile de tenir aussi soigneusement un journal de bord.Vos photos et vidéos sont magnifiques.Dans qq semaines nous suivrons les traces solitaires d'Arno dans les favelas de Rio et sur les plages d'Ipanema en dégustant ,je l'espère,de délicieuses caîpirinas.Bonne réadaptation à vs 2 sur notre belle terre de France.
 

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