Pres des Andes

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Argentine - Mendoza
de Arno, le 16-08-2007

Pres des Andes

10/08/07

Journée de transfert en bus, de Cordoba a Mendoza. On descend vers le sud et on monte vers les Andes. J’ai choisi de voyager de jour pour voir le paysage, rate ! Tout plat et aride, rien de fabuleux si ce n’est le couche de soleil, les vieux tracteurs le long des routes, les dépassements suicides du chauffeur et les cimetières de voitures géants.

Ah si ! La petite frayeur de la journée. J’ai failli louper le bus avec toutes mes affaires a l’intérieur lors d’un arrêt rapide !

 Le soir je rencontre Rhona et Una, deux sœurs Irlandaises, les deux seules personnes qui sont avec moi dans cette hostel (Break Point) ce soir.

 

11/08/07

Un "V2" bis. Entendez Vin et Velo. On partage le taxi avec Rhona et Una pour se rendre a Rutini, au début de la région viticole de Maipu en dehors de Mendoza. Visite du musée de la plus ancienne cave de Mendoza (Bodega Rural), celle qui fait le San Felipe qui est en photo dans l’album de Buenos Aires. Un musée très complet avec pleins d’outils (français), anciennement utilises dans l’élaboration du vin. Première dégustation pas très concluante.

Prise en main de nos super vélos-taureaux (guidons larges) et direction la bodega Vina del Cerno ou nous rencontrons Menno, touriste Hollandais de 29 ans, étudiant en mimes (c’est la première fois que j’entends ça !). Nous partageons 2 heures et 8 vins, Cabernet Sauvignons. Merlot, Malbecs, Syrahs. Tous gelés comme la salle de dégustation d’ailleurs. Ceux la sont pas mal du tout.

Déjeune dans une propriété Delicatessen ou nous rencontrons Sabi, sikh américaine qui a été élevée en Inde et David son compagnon. Ca en fait de gens intéressants aujourd’hui. Une dernière cave Bodega Tomasso bien mauvaise et retour au centre avec le bus, pas convaincus par les vins mais heureux d’avoir survécus a la route hyper fréquentée et dangereuse.

Samedi, Soirée ! Début de soirée a 22h45 pour dîner au resto de notre auberge puis concert de Funk entrecoupe de poèmes (soporifiques) avec un verre de Fernet-Coca trop charge au Finsin café avec Sabi, Una, Rhona et David. A 2h45 David et Sabi (qui est enceinte de 5 mois) rentrent se coucher et nous partons vers la banlieue en taxi. Nous passerons 4 heures au Matra à danser comme des fous sur des airs bien commerciaux avec la jeunesse Mendozeenne et une Vodka-Sprite digne du Byblos ! (Ca veut tout dire). Une remarque : les ravages de la mode. Toutes les filles sont identiques : jean moulant, bottes a hauts talons et un long top moulant avec une ceinture large par-dessus…..c’est frappant.

 

12/08/07

Dimanche brunch au soleil en centre ville. Promenade et recherche d’info pour partir au ski. Tous les magasins sont fermes sauf …….Carrefour. Découverte du Carrefour donc. Achat de crème à raser (mon deuxième tube depuis le départ) et de deo (mon troisième depuis le départ). C’est intéressant ce que je dis non ? Séance photos, des vielles Chevrolet, des Renault 12, des Peugeot 504 et des citroen Visa (Collector) et mise à jour du blog.

Pour un peu de decouverte de l'Argentine, voici un lien interressant qui retrace l'histoire de l'Argentine. Cliquez ICI pour tout savoir sur les colombs, le Peronisme et la sale guerre.

Pour ceux qui veulent comprendre les tenants et les aboutissants du krack de 2000 et l'effondrement boursier qui a conduit a la devalorisation spectaculaire au pesos argentins, voici le meilleur recap que j'ai trouve : LA!

13/08/07

 

 

Encore une journée bien tranquille dans Mendoza. Promenades, achat de billet de bus pour aller a Malargue. Les places du centre ville de Mendoza valent vraiment la peine d’être vues. La Plaza de Espana par exemple est couverte de mosaïques en émaille, un énorme mur de pierre blanc sculpte et des fontaines. Je me fais encore avoir comme un bleu, après 30 minutes de marche j’arrive au musée de la ville : Ferme. Nous sommes lundi ! Il était censé me retracer l’histoire de la ville, avant et après le grand tremblement de terre de 1861….tant pis. Ca me donne l’occasion de déambuler dans les rues moins fréquentées et contre toute attente, je me sent pour la première fois en état d’insécurité. Les gens me regardent de travers, je sens que je fais tache dans ces grandes rues presque désertes et même si rien n’arrive de probant, je sens qu’il ne fait pas bon traîner trop longtemps ici. Alors pas d’arrêts photos et pas de dépliage de carte pour montrer qu’on est paume. Je marche tout droit a peu prés vers la bonne direction, Le Parc Central (et non le Central Parc). Plutôt que de « parc », on devrait qualifier le lieu de déchèterie, terrain vague, coupe gorges, no man’s land….rien de bien séduisant par la. Mais tellement différent et tellement proche a la fois du centre ville que ça vaut la peine de voir pour se rendre compte. A l’auberge, je fais la connaissance de Imma, Espagnole qui voyage seule et de Federico et Matias (Argentins de Bs As en vacances). Nous passons une bonne soirée ensemble. Eux finissent au casino, pas moi.

 

Matias a prit le temps de m’expliquer en détails la cérémonie de dégustation du Mate.

Le Mate (infusion d’herbes, sans alcool) se boit en Argentine avec autant de respect que nous buvons un bon vin en France. Il se boit dans un Matessito et à travers une pipe (bombilla) qui sert de filtre. Le Matesito est une tasse de bois parfois décorée de cuir ou de métal. On y met de l’herbe séchée (plusieurs type d’herbes et de plantes sont disponibles et s’achètent par sachets de 500g a 5 kg). L’eau que l’on verse doit avoir été retirée du feu avant l’ébullition (une eau bouillie ne peut pas être utilisée dans le Mate). En générale les gens la conserve dans un thermos qu’ils ballade partout avec eux. Lorsqu’on la verse dans la tasse, il faut prendre bien soin de la verser toujours prêt de la pipe et doucement pour surtout ne pas remuer l’herbe. De même, il ne faut jamais toucher la pipe. Elle ne sert qu’a boire par petites gorgées, par a touiller !!! Attention a ça, la première fois je me suis pris une broma (rouste). Le Mate n’a pas besoin d’infuser, il peut se boire directement. La même herbe peut servir à peu près une demi heure. Quand la tasse est vide, on la rempli et on passe la tasse a son voisin. Le Mate se partage, c’est l’essence même de la cérémonie qui se veut sociale. Dans ma guest house familiale de Malargue par exemple, la maman passe sa journée a remplir la tasse et a la proposer a quiconque en a envie. C’est la même tasse pour tout le monde ! Tout bon Argentin a avec lui son nécessaire à Mate et est prêt à le partager avec vous. On boit le Mate au petit déjeune, a 10 heures, a midi, pour le goûter, devant la tele, en voiture, avant de se coucher, quand on a froid, bref a toutes les occasions. Le Mate fino (avec des copeaux de bois) se boit sans sucre mais pour le normal c’est au goût de chacun.

 

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