Capitale culturelle

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Argentine - Cordoba
de Arno, le 13-08-2007

Capitale culturelle

07/08/07

Visite de la ville sous un soleil de plomb.

Des les premiers pas on note la différence avec Buenos Aires. Déjà, le soleil est revenu mais on est monté en latitude et il fait assez doux pour se balader en chemise. De plus, contrairement a BA qui s’apparente a Paris, ici, a Cordoba, les trottoirs sont propres laissant aux touristes le loisir d’admirer les rues et bâtiments. Les rues sont jolies, les magasins tres nombreux, le quartier piétonnier énorme, bref la parfaite ville de province (1.3 million d’habitants tout de même). La plupart des bâtiments font partis de l’héritage colonial, ce qui confère à la ville un charme fou. La Sagrada Capuchino, l’église San Fransisco, la plus vielle maison coloniale (Museo Historico Provincial Marques de Sobremonte), le Plaza San Martin (original), la Cathédrale, le Cabildo (salle des fêtes de l’hôtel de ville) sont les centres de visite qui se trouvent sur mon chemin aujourd’hui. Des bâtiments de caractère ! Par hasard, en passant devant le théâtre j’achète un billet pour vendredi soir, sans me renseigner sur la pièce ni poser de question (c’est mon principe du « billet surprise ». On verra bien ! De cette manière, j’ai l’impression de me faire inviter et ça me donne ma dose de surprise et d’impatience.)

Pour découvrir un peu le cinéma argentin, je passe au Grand Rex (ça aussi c’est original) m’enferme une heure et demi devant XXY. Un film Argentino-Franco-Espanol réalise par Lucia Puenzo qui traite de l’hermaphrodisme. Vivement conseille ! Pour plus d’infos cliquez : ICI.

 

08/08/07

Journée sportive.

8 km, de course, de bon matin, les RedHot dans les oreilles, autour du petit lac dans le parc plus jaune et poussiéreux que vert et luxuriant, de Cordoba. Ca faisait longtemps et les jambes ne tardent pas à me le faire savoir. Mais tampis, après les excès de ce w.e., il fallait agir !

Pas de chance, le musée des Bellas Artes Emilio Caraffa est ferme pour re-aménagement. C’était le programme de la journée. Balade en direction de la gare des bus pour acheter le billet vers Mendoza. Puis je me promène encore dans les rues pietonnes du centre, en regardant les gens, ou ils vont, ce qu’ils font, ce qu’ils achètent. Pas de doute, l’Argentine, c’est l’Europe ailleurs !

Puis c’est la tentative dans le deuxième Museo de Bellas Artes, celui de Genaro Perez. Celui-ci est ouvert mais a moitie. Quelques ouvres argentines m’occupent pendant une demi heure. C’est bien mais après ce que j’ai vu à Buenos Aires….

Découverte de la poste de Cordoba qui comme nos postes françaises me prend beaucoup de temps pour deux timbres, une administration comme on les connaît.

En repassant devant le Cabildo, je décide de m’aventurer a l’intérieur et surprise. Je tombe sur une répétition (ou une compétition, j’ai pas réussi a savoir) de danses folkloriques de la Pampa Argentine. Les hommes en bottes pointues, chapeau plat, vestons et pantalons bouffants, les dames en robes longues et bouffantes. Les couples s’animent sur des airs bien typiques, agitant des mouchoirs et tapant du talon.

A l’auberge, je regarde un film sur la révolution de Cuba : Fidel et Che. Très instructif et assez objectif si ça vous intéresse cliquez  ICI.

Soirée dîner  l’hôtel avec Mélodie, Française de Bordeaux qui fini ses études de Sciences politiques et qui vient de faire 6 mois de stages au Brésil.

 

09/08/07

Bon anniv a Maman Sandra.

Visite de la plus ancienne université Argentine, Université Nationale de Cordoba qui accueille aujourd’hui 135,000 étudiants (rien que ça). La bibliothèque et la salle des diplôme, inscrits au Patrimoine culturel de l’humanité, témoignent de la richesse et de la puissance du mouvement Jésuite qui a connu son essor a la fin du 16eme siècle jusqu'à l’expulsion vers l’Italie en 1767. Pour en savoir plus sur le Missions Jesuites cliquez.

La deuxième partie du musée de Bellas Artes Genaro Perez est encore fermée….il faut revenir ce soir a 19h30.

Pause en terrasse pour écrire. Impossible ! Toutes les 2 minutes, quelqu'un vient me vendre des stylos, du parfum, des agendas, des cartes et milliers de babioles.

En fin d’aprem, je retourne à l’Université pour visiter l’Eglise de la Compagnie de Jésus. Impressionnant bâtiment, très sobre de l’extérieur et très surprenant a l’intérieur, dessinée par un armateur français, la voûte est conçue comme une coque de bateau renversée ! Lors de la mise en place de leurs missions, les Jésuites ont fait appels aux plus grands savoir-faire européens. Des architectes, peintres, sculpteurs français, espagnols, italiens et hollandais sont venus réaliser les travaux.

Finalement il est 19h45, l’heure de tenter une dernière fois le musée.

Parfois ça vaut la peine d’insister.

Cette partie du musée n’ouvrait qu’à 19h30 parce qu’aujourd’hui c’est une journée de vernissage. La première soirée de l’exposition « El ojo culpable ».

Nina Molina, née en 1946 a Buenos Aires, artiste reconnue de Cordoba, expose les photos de sont voyage d’un mois dans le nord de l’Inde.Voici une de ses photos. 

A l’heure ou je me pose des milliers de questions sur les possibilités d’exploitation des cliches de notre voyage, je ne pouvais pas trouver de meilleurs source d’inspiration. Tout a fait dans l’esprit de mes projets, Nina propose des images saturées en couleurs, étirées. Des collages de noirs et blancs. Des contrastes incroyables qui font ressortir tout ce que nous avons pu ressentir en traversant l’Inde nous-mêmes. En 2 minutes, elle m’a fait prendre un avion. Beaucoup d’émotions au travers de ces photos et une réalisation artistique considérable. Le premier tour d’horizon des salles me prend 45 minutes et c’est fantastique, ma tête est en ébullition, mais après avoir rencontre Nina et avoir bu une coupe de champagne, le second regard et encore plus fort. Pour voir le site Internet de Nina Molina, voir dans nos liens en cliquant.

Je n’avais jamais rien vu qui ressemblait autant à toutes les idées que j’ai pu rassembler au cours de cette année de voyage. Cette rencontre est pour moi quelque chose de tout à fait inattendu et inespéré, comme un bœuf  qui sonnerait juste des la première fois. Comme quoi les voyages réservent vraiment de bonnes surprises !

Mais c’est pas tout ! Il me reste le « billet surprise » en poche.

Je me dirige donc (joyeux) vers le théâtre Carlos Gimenez. Lorsque j’ai acheté les billets il y a deux jours, j’étais le 3eme client. Je m’attends donc a une salle presque vide. Je me trompe. La file à l’entrée m’indique rapidement que ce soir la salle sera pleine. Je m’attend également à une pièce de théâtre et rapidement les 2 pianos, le tambour, les guitares et les micros me mettent sur la voie. « On m’aurait menti ? ».

Pendant 2 heures, Elvira Caballos (Pianiste et chanteuse handicapée physique) qui chante a la Gilbert (elle est presque aveugle) nous fait rêver. D’abord sur des airs de piano solo, ensuite en chantant, puis en reprenant Schubert a 4 mains avec une amie.

A un moment, elle appelle quelqu'un et la salle devient folle. Je ne comprend rien a ce qui se passe et ma voisine m’explique que c’est un des comiques les plus en vogue en ce moment, (Cacho Buenaventura) qui fait son entrée pour chanter quelque chansons. Bien sur c’est un comique alors il parle plus qu’il ne chante (je capte que dale) et les gens n’en peuvent plus de rire. Comme c’est communicatif, je suis a fond dedans. Je rie fort, j’applaudi en même temps que tout le monde sauf que je comprend rien.

Standing ovation lorsqu’il part et un jeune en Timberland et sweatshirt entre en scène. L’air bien cool, il n’inspire pas confiance mais tout l’assemblée se plonge dans un silence religieux des qu’il lève le regard ou touche un instrument. C’est la star montante de la musique Argentine, le Pascal Obispo local, musicien, chanteur,  compositeur (Raly Barrionevo). Des le premier morceau il calme tout le monde. Il chante seul mais sa voix est tellement ronde qu’on dirait qu’ils sont 4. Du grand spectacle.

Quand ils se mettent à jouer les morceaux typiques de la Pampa, des montagnes ou de Cordoba, c’est la salle entière qui frappe dans ses mains et chante les refrains. J’en prends plein les yeux. Les publiques argentins sont décidément les meilleurs, tant au foot qu’aux spectacles !

                                                                        

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